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Zinguerie de toiture : faîtage, noue, solin, closoir
Les points de raccord d'une toiture concentrent presque toutes les fuites. Prix 2026, matériaux et points de contrôle avant et après l'hiver.
Votre toit, en trois questions
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Couvreurs dans le Grand Est : votre demande part vers plusieurs entreprises du secteur, qui vous rappellent chacune avec leur devis. Gratuit, sans engagement. Vos réponses précédentes nous aident à orienter la demande.
Mise en relation : la demande est adressée à plusieurs professionnels de votre département, jamais à une entreprise désignée. Les sociétés citées sur cette page proviennent des registres publics Sirene et ADEME ; elles ne reçoivent pas forcément votre demande.
La zinguerie regroupe tous les ouvrages métalliques qui assurent l'étanchéité aux points de raccord d'une toiture : gouttières et descentes, chéneaux, noues, solins de cheminée et de mur, bandes de rive, faîtage et closoirs, abergements de fenêtres de toit. C'est là que se déclarent la plupart des infiltrations, bien plus souvent que sur les grandes surfaces de tuiles. En 2026, une gouttière posée coûte 15 à 200 €/ml selon le matériau, et une reprise ponctuelle 200 à 450 € par intervention.
Dans le Grand Est, ces ouvrages travaillent dur. Entre 35 et 69 jours de gel par an, 7 à 16 jours de chute de neige, des pluies de 592 à 913 mm selon le département : chaque hiver soumet les raccords à des dizaines de cycles de dilatation et de contraction, et les gouttières à des charges de glace que les régions océaniques ne connaissent pas.
Ce que recouvre la zinguerie
- La collecte des eaux : gouttières pendantes ou chéneaux encaissés, naissances, descentes, dauphins en pied de descente, crapaudines qui retiennent les feuilles.
- Les raccords en creux : noues, c'est-à-dire les angles rentrants entre deux versants, où toute l'eau de deux pans se concentre sur une bande de quelques dizaines de centimètres.
- Les raccords en relief : solins et bavettes autour des souches de cheminée, contre un mur pignon, autour d'un conduit de ventilation ou d'un chien-assis.
- Les rives et le faîtage : bandes de rive, closoirs ventilés, tuiles faîtières et arêtiers, qui ferment la couverture tout en la ventilant.
- Les abergements : l'ensemble des pièces façonnées autour d'une fenêtre de toit, d'un panneau solaire ou d'une sortie d'antenne.
Sur un devis de rénovation complète, la zinguerie apparaît rarement en ligne séparée : elle est fondue dans le poste toutes sujétions. Demandez son détail, poste par poste et mètre linéaire par mètre linéaire, sans quoi deux devis de rénovation ne sont pas comparables.
Prix 2026 par élément
| Ouvrage | Fourchette 2026 (TTC) | Unité |
|---|---|---|
| Gouttières PVC posées | 15 à 70 € | ml |
| Gouttières aluminium posées | 30 à 105 € | ml |
| Gouttières zinc posées | 35 à 85 € | ml |
| Gouttières cuivre posées | 70 à 200 € | ml |
| Zinc posé à joint debout | 70 à 310 € | m² |
| Réparation courante (solin, faîtage, joint) | 200 à 450 € | intervention |
| Infiltration complexe (noue, chéneau, reprise) | 400 à 2 500 € | intervention |
| Diagnostic et déplacement | 150 à 300 € | intervention |
Sources : prix-pose (2026), guide-toiture (juin 2026), mesdepanneurs (2026), abctravaux (2026), Dolum (juillet 2026), travaux.com (2026). TVA à 10 % sur un logement achevé depuis plus de deux ans (article 279-0 bis du CGI).
Les fourchettes larges reflètent surtout la hauteur et l'accès. Une gouttière posée depuis une échelle sur un pavillon de plain-pied et la même gouttière posée depuis une nacelle sur une maison de ville à trois niveaux ne relèvent pas du même chantier. Le développé de la gouttière, c'est-à-dire la largeur de la bande de métal avant façonnage, joue aussi : un développé de 33 cm coûte moins cher qu'un développé de 50 cm dimensionné pour un grand versant.
Gouttières : quel métal dans le Grand Est
| Matériau | Atouts | Limites en climat continental |
|---|---|---|
| PVC | Prix le plus bas, pose rapide, aucune corrosion | Se fragilise au froid, se déforme sous une charge de glace, teinte qui passe au soleil |
| Zinc | Longévité, soudure des raccords, aspect traditionnel accepté par les architectes des Bâtiments de France | Dilatation importante, exige des joints de dilatation et des colliers laissant coulisser |
| Aluminium | Léger, pose en continu sans soudure sur profileuse, large choix de teintes | Raccords collés sensibles à un défaut de mise en œuvre |
| Cuivre | Durée de vie très longue, patine régulière | Coût élevé, incompatible avec un contact direct avec le zinc ou l'acier galvanisé |
Deux règles d'atelier valent d'être connues avant de signer. La première tient à la dilatation : le zinc s'allonge de manière sensible entre une nuit à moins 10 °C en janvier et une après-midi à 35 °C en juillet, écart courant en plaine d'Alsace. Un chéneau posé sans joint de dilatation gondole puis fissure au bout de quelques années. La seconde tient au couple galvanique : un contact direct entre cuivre et zinc, ou un ruissellement d'eau depuis un élément en cuivre vers une gouttière en zinc, perce le zinc par corrosion. Ce point apparaît rarement sur les devis et fait pourtant échouer des chantiers.
Sur le bâti ancien des centres protégés de Strasbourg, Colmar, Nancy, Metz ou Reims, le zinc prépatiné et le cuivre sont les deux matériaux généralement admis, le PVC blanc étant refusé. Vérifiez le règlement de zone du PLU avant de commander.
Faîtage scellé au mortier ou posé à sec
Le faîtage ferme la ligne haute du toit. Deux techniques coexistent et leur différence est visible au bout de dix ans.
Le faîtage scellé au mortier était la norme jusque dans les années 1980. Le mortier, rigide, ne suit pas les mouvements de la charpente ni les dilatations. Dans un département qui compte 50 à 69 jours de gel par an, il se fissure, se décolle par plaques, et laisse alors l'eau entrer directement sous les tuiles faîtières. C'est un motif d'intervention très fréquent sur les maisons lorraines et champenoises.
Le faîtage à sec repose sur un closoir ventilé, souple ou rigide, agrafé sous les faîtières, elles-mêmes fixées mécaniquement. Aucun mortier, donc aucune fissuration ; l'air circule sous la couverture, ce qui évacue l'humidité de la charpente et limite la condensation. C'est la solution posée aujourd'hui sur presque toutes les réfections.
Cette ventilation compte doublement quand les combles sont isolés. Une isolation de rampants posée sous une couverture non ventilée piège la vapeur d'eau dans la charpente : le guide prix d'une isolation de toiture détaille la lame d'air et le pare-vapeur à prévoir.
Noues et solins, les deux points de fuite
La noue est l'angle rentrant formé par la rencontre de deux versants. Toute l'eau des deux pans y converge, ce qui en fait la zone la plus sollicitée d'une toiture. Deux modes de réalisation existent : la noue métallique ouverte, avec une bande de zinc visible, et la noue fermée, où les tuiles ou les ardoises se rejoignent au-dessus du métal. La noue ouverte s'entretient plus facilement, la noue fermée est plus discrète et plus sensible aux accumulations de mousse.
Les défauts classiques : une bande trop étroite pour le débit du versant, un recouvrement insuffisant des tuiles sur le métal, ou une noue engorgée par les feuilles et la mousse qui refoule l'eau sous la couverture. Sur un toit entouré d'arbres, le nettoyage annuel des noues est le geste d'entretien le plus utile.
Le solin raccorde la couverture à un élément vertical : souche de cheminée, mur pignon, conduit. La bonne pratique consiste à engraver une bavette métallique dans la maçonnerie plutôt qu'à poser un simple cordon de mortier en surface, qui se fissure au premier hiver. Sur une souche ancienne dont le mortier de jointoiement est délité, la reprise du solin seule ne suffit pas : l'eau traverse la maçonnerie elle-même et ressort en sous-face.
Une fuite localisée autour d'une cheminée après une pluie battante suit presque toujours ce scénario. La marche à suivre et les délais de déclaration figurent dans le guide fuite de toiture, que faire en urgence.
Neige et glace : arrêts de neige et débordements
Trois phénomènes hivernaux touchent directement la zinguerie de la région.
- Le glissement de plaque. Sur une couverture lisse et pentue, ardoise ou zinc en particulier, la neige tassée glisse d'un bloc au moment du redoux. Des arrêts de neige, barres ou crochets répartis sur le bas du versant, retiennent cette plaque. Ils s'imposent au-dessus d'une entrée, d'un trottoir, d'une terrasse ou d'un stationnement, avec 16,4 jours de neige par an dans le Haut-Rhin et 14,8 en Moselle.
- La charge de glace sur les gouttières. Une gouttière remplie de neige puis prise en glace pèse lourd et arrache ses crochets. Les crochets doivent être dimensionnés et espacés en conséquence, et une gouttière PVC posée avec un espacement large ne tient pas ces hivers.
- La barrière de glace. Quand la chaleur d'un comble mal isolé fait fondre la neige au milieu du versant, l'eau regèle en bas de pente, sur la partie froide. Le bourrelet formé retient l'eau suivante, qui remonte sous les tuiles. Les stalactites visibles en janvier le long des gouttières signalent ce mécanisme. La réponse durable passe par l'isolation et la ventilation, pas par la zinguerie.
L'outil neige et gel disponible sur les pages départements croise les relevés Météo-France de votre secteur, l'altitude et l'exposition de votre toit pour situer votre niveau de risque.
Chéneaux encaissés et toits mitoyens des centres anciens
Dans les centres anciens de Strasbourg, Colmar, Nancy ou Metz, le chéneau encaissé remplace souvent la gouttière pendante. Il s'agit d'un caniveau métallique logé derrière un mur d'acrotère ou entre deux versants mitoyens, invisible depuis la rue, exigé par l'architecte des Bâtiments de France pour préserver la lecture des façades.
Ce dispositif présente un défaut qui coûte cher : la fuite ne se voit pas. Une gouttière pendante percée goutte devant la fenêtre ; un chéneau encaissé fissuré déverse l'eau à l'intérieur du mur, où elle chemine plusieurs semaines avant d'apparaître au plafond du dernier étage. Le diagnostic prend du temps, et la reprise entre dans la catégorie des infiltrations complexes, de 400 à 2 500 € par intervention.
Trois précautions valent d'être connues sur ce type d'ouvrage.
- La dilatation. Un chéneau en zinc de plusieurs dizaines de mètres, courant sur un alignement de maisons mitoyennes, doit comporter des joints de dilatation à intervalles réguliers et des naissances suffisamment nombreuses. Sans eux, le métal gondole puis fissure en quelques hivers.
- Le trop-plein. Une gargouille de sécurité percée dans l'acrotère évacue l'eau vers l'extérieur si la descente se bouche. Sur un chéneau pris en glace en janvier, c'est ce détail qui évite le débordement à l'intérieur.
- La mitoyenneté. Un chéneau partagé entre deux propriétés se répare à frais communs. Faire constater l'état par un couvreur et informer le voisin par écrit avant l'intervention évite un litige ultérieur sur la répartition.
Entretien : quoi vérifier et quand
| Période | Point de contrôle | Pourquoi |
|---|---|---|
| Octobre, avant les gelées | Gouttières, noues, crapaudines vidées des feuilles | Éviter que l'eau stagnante gèle et soulève les tuiles |
| Mars, après l'hiver | Crochets de gouttière, joints de dilatation, solins de cheminée | Repérer les déformations causées par la charge de glace |
| Après chaque coup de vent | Bandes de rive, faîtières, abergements de fenêtres de toit | Un élément soulevé laisse entrer l'eau à la pluie suivante |
| Tous les 4 à 5 ans | Démoussage complet, de 10 à 30 €/m² | Les fragments de mousse bouchent noues et descentes |
Ces vérifications se font pour l'essentiel depuis le sol, à la jumelle, ou depuis une fenêtre à l'étage. Monter sur un toit gelé ou couvert de mousse humide est le meilleur moyen de transformer un contrôle de routine en accident. Les factures d'entretien conservées servent aussi de preuve auprès de l'assureur en cas de sinistre tempête, comme le rappelle le guide prix d'un démoussage de toiture.
Pour chiffrer une reprise de zinguerie ou un remplacement complet de gouttières, décrivez votre toit dans le formulaire en haut de page : plusieurs couvreurs de votre département vous rappellent avec leur devis. Les pages villes listent les entreprises inscrites au registre Sirene et les entreprises RGE toiture de l'ADEME, par exemple couvreur à Obernai, couvreur à Toul ou couvreur à Épernay ; la page d'accueil couvre les dix départements du Grand Est.
Questions fréquentes
- Combien coûte le remplacement de gouttières ?
De 15 à 70 €/ml en PVC, 30 à 105 €/ml en aluminium, 35 à 85 €/ml en zinc et 70 à 200 €/ml en cuivre, pose comprise. Sur une maison courante avec 25 mètres linéaires de gouttières, le remplacement en zinc représente donc 875 à 2 125 € TTC, TVA à 10 % comprise.
- Qu'est-ce qu'un closoir de faîtage ventilé ?
Une bande souple ou rigide posée sous les tuiles faîtières, qui ferme le faîtage aux oiseaux et à la neige poudreuse tout en laissant circuler l'air sous la couverture. Elle remplace le mortier de scellement, qui se fissure au fil des cycles de gel et de dégel et laisse ensuite entrer l'eau.
- Pourquoi les fuites viennent-elles souvent de la cheminée ?
Parce que le solin raccorde deux matériaux qui ne bougent pas de la même façon : la maçonnerie de la souche et la couverture. Avec 35 à 69 jours de gel par an selon le département, ce raccord travaille beaucoup. Un solin décollé se répare en intervention courante, de 200 à 450 € ; une reprise complète avec bavette et engravure coûte davantage.
- Zinc ou PVC pour les gouttières ?
Le PVC coûte deux à trois fois moins cher et se pose vite, mais il se fragilise au froid et supporte mal la charge d'un bourrelet de glace. Le zinc encaisse mieux les hivers continentaux et dure plus longtemps. Sur une maison de village exposée, le surcoût du zinc se rattrape sur la durée de vie.
- Faut-il poser des arrêts de neige dans le Grand Est ?
Sur un versant qui surplombe une entrée, un trottoir, une terrasse ou un stationnement, oui. Le Haut-Rhin relève 16,4 jours de chute de neige par an et la Moselle 14,8 : une plaque de neige qui glisse d'un toit pentu représente un danger réel et engage la responsabilité du propriétaire.
- La zinguerie est-elle couverte par une aide ?
Non. Aucune aide nationale ne finance des gouttières, un faîtage ou un solin : ni MaPrimeRénov', ni les certificats d'économies d'énergie, ni l'éco-prêt à taux zéro. Seule s'applique la TVA à 10 % sur un logement achevé depuis plus de deux ans.
Couvreurs près de chez vous
Prix locaux, entreprises Sirene et RGE, climat : les pages villes du Grand Est.